Nous sommes à moins de deux jours du premier tour de la présidentielle, et François Bayrou conserve sa place de troisième homme dans les sondages. La chute que prévoyaient ses opposants de gauche comme de droite ne s’est donc pas produite. Les instituts de sondages envisagent désormais sa présence au second tour, où il l’emporterait face à Nicolas Sarkozy comme face à Ségolène Royal. D'après le sondage TNS Sofres du 18 avril, le candidat de l'UDF recueillerait 54% des suffrages face à son rival de l'UMP et 57% contre la candidate socialiste. Bien évidemment, cela reste un sondage, et la présence de notre candidat au second tour reste toujours hypothétique…
Mais ces sondages ont le mérite de faire surgir une question essentielle : comment fonctionnerait une France dont le président n’appartiendrait à aucune des deux grandes familles politiques ? Ce système serait-il viable ?
Pour nous, non seulement ce système est viable, mais il est également le seul qui permettrait à la France d’effectuer les réformes qui s’imposent aujourd’hui dans un certain consensus social.
Regardons ce qui s’est passé ces 5 dernières années ! La majorité actuelle, malgré ses 365 députés, n’a pas réduit les déficits, elle n’a pas non plus fait de véritables réformes des retraites ou de l’assurance maladie.
L’exemple le plus frappant de cet échec et sûrement le maintien et le renforcement de la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). Cet organisme se voit transférer chaque année une partie de la dette sociale, dans le but d’étaler son remboursement sur les années à venir… autrement dit de faire peser sur les générations futures le poids de la dette contractée par les générations précédentes ! En 2004, le plan de redressement de la Sécurité Sociale élaboré par Philippe Douste-Blazy a transféré à la CADES 50 milliards d'Euros supplémentaires de dette à rembourser (35 milliards d'Euros de déficits cumulés jusqu'à 2004, et 15 milliards d'Euros de déficits prévisionnels de 2005 et 2006). La date butoir de 2014 a été abrogée et l'existence de la CADES est prolongée jusqu'à extinction de la dette (disposition instituée par la loi du 13 août 2004 relative à l'assurance maladie).
Ainsi, pour éviter la « grogne sociale », on ne fait que des demi-mesures et on creuse les déficits publics. Il en est de même pour la réforme des retraites de 2004, qui ne répond ni aux exigences démographiques ni aux exigences financières à moyen terme. Cette réforme repose notamment sur l’hypothèse d’un taux de chômage de 5,5% ! Par ailleurs, les régimes spéciaux n’ont pas été pris en compte, ce qui constitue une « source d ‘inégalités entre les retraités » selon la Cour des Comptes.
Au vu de tout cela, un gouvernement au centre est plus que souhaitable ! Les réformes dont la France a besoin ne pourrons se faire que dans un certain consensus social et politique. Et d’ailleurs, ce consensus politique existe déjà plus ou moins. Nous connaissons les grandes pistes de réforme. Tous les partis de gouvernement s’accordent sur une mise à plat des régimes spéciaux. Mais cette mise à plat ne se fera pas tant que les grands partis se cloisonneront dans une opposition stérile, encourageant les corporatismes divers, dans le seul but de nuire au parti adverse.
La question qui se pose donc n’est pas celle de légitimité d’un gouvernement au centre, mais de son fonctionnement concret.
Tout d’abord, rappelons que l’UDF n’est pas un parti vide ! Non, il n’y a pas que Bayrou à l’UDF ! Nos élus sont peu connus, il est vrai, car ils n’ont pour la plupart jamais accédé à des postes ministériels. En fait, nous aurions largement de quoi former un gouvernement centriste. Nous avons des parlementaires tout à fait compétent pour la plupart des portes ministériels.
Mais, vous le savez, notre volonté n’est pas de gouverner uniquement nos élus. L’UDF souhaite mettre en place une grande coalition (et pourquoi pas une « Union nationale ») afin de mettre en œuvre les grandes réformes dont la France a besoin.
Concrètement, si François Bayrou est élu, il passera un contrat de gouvernement avec des personnes représentatives des grands partis politiques. François Bayrou dit une chose toute simple qui peut être comprise par les Français : on va prendre les meilleurs de la droite et les meilleurs de la gauche pour gouverner. Cela va de Bernard Kouchner à Jean-Louis Borloo.
Une telle union est réalisable ! Michel Rocard, Nicolas Hulot et Bernard Kouchner étaient présent à l’université d’été de l’UDF, en août dernier. Deux d’entre eux se sont prononcés pour un rapprochement entre l’UDF et le PS. On voit bien que les lignes bougent !
Du côté de la droite, Aziz Begag, François Goulard et Edouard Fillias ont rejoint Bayrou. Enfin, Corine Lepage apporte à notre campagne un soutien écologique de poids.
De même, un collectif de 30 hauts fonctionnaires socialistes en activité dans l’administration centrale a publié jeudi 22 février dans Libération une tribune expliquant pourquoi ils soutiennent Bayrou. Selon eux, «Bayrou a été le seul et le premier à poser les vraies questions pour l'avenir de notre pays et à apporter les bonnes réponses ».
Il existe donc bien des points d’entente entre socialistes libéraux, gaullistes de gauches et centristes !
Il est possible de s’accorder sur des questions comme la réduction des déficits, la réforme de l’Etat, de l’assurance-maladie et des retraites, le développement des pays émergents ou encore l’environnement.
55% des Français veulent voir François Bayrou au second tour et, surtout les sondages montrent que François Bayrou l’emporterait au second tour face à Nicolas Sarkozy ou face à Ségolène Royal !
Alors, si vous êtes pour le gouvernement d’union, si vous voulez voir Bayrou au 2nd tour, alors OSEZ VOTER BAYROU ! LA REVOLUTION DU RASSEMBLEMENT POUR LA
DEMOCRATIE ET LE RESPECT, c'est DES LE 1ER TOUR qu'il faut la faire! VOTEZ
BAYROU LE 22 AVRIL POUR POUVOIR LE FAIRE AUSSI LE 6 MAI!
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