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Lundi 28 mai 2007

 

 

Mardi 5 juin 2007 à 19h15

  L'UDF-Mouvement Démocrate Sciences-Po vous convie 

 à une soirée-débat avec

Jean Peyrelevade

Ancien PDG du Crédit Lyonnais

Co-auteur du programme économique de François Bayrou

"Au lendemain du 6 mai, quel avenir pour le Centre ?"

 

Sciences-Po, amphithéâtre Albert Sorel

27 rue Saint Guillaume, Paris 7eme

Métro Rue du Bac, Sèvres-Babylone, Saint-Germain-des-Prés

Entrée libre

par UDF Sciences Po publié dans : Agenda
Vendredi 25 mai 2007

 

Devant plus de 6000 personnes, François Bayrou lance le Mouvement démocrate. Il souhaite en faire un mouvement de citoyens actifs, participant à la vie publique. Il veut écrire une charte éthique qui engagera chaque adhérent, chaque militant du nouveau Mouvement démocrate. Afin de redonner un sens plein et entier à l'idée de démocratie. François Bayrou veut défendre les principes d'une réforme profonde de nos institutions républicaines. Son action se fondera sur la vérité et l'enracinement intellectuel de l'action politique. Le Mouvement démocrate aura également pour objectif de faire partager la réflexion sur l'avenir à l'ensemble du champ social, son principe en étant le rassemblement. La naissance et la promotion d'une génération politique nouvelle.

 

Lisez le discours de Bayrou sur :

http://www.bayrou.fr/evenements/download/bayrou-modem-zenith-240507.pdf

 

par UDF Sciences Po publié dans : Articles
Lundi 21 mai 2007

 

Voici la liste des 535 candidats du MoDem aux élections législatives du 10 juin prochain, circonscription par circonscription. N'hésitez pas à nous faire part de votre avis !

 

par UDF Sciences Po publié dans : Articles
Dimanche 20 mai 2007

Que Nicolas Sarkozy se soit rendu le jour même de la passation des pouvoirs à Berlin, c’est un geste fort, que nous apprécions énormément ! Le signal de la relance de la construction européenne.

 

 

Le couple franco-allemand doit une nouvelle fois être le moteur de l’Europe. Il est urgent de régler la panne institutionnelle dans laquelle les « non » français et néerlandais ont laissé l’Europe. Il faut avant tout refonder nos institution européennes, les adapter aux nouveaux élargissements de l’Union.

 

 

Nous savons pourquoi les Français ont voté « non ». Ils ont trouvé le texte de la Constitution européenne illisible. Ils ont pensé que cette obscurité était voulue pour faire passer un projet de société matérialiste et marchand, qui n’aurait pas leur accord. Ils ont craint que l’élargissement continu de l’Union n’enlève à l’Europe son identité, et que de ce fait, l’Europe se retrouve sans visage et sans mémoire.

Pour cela, un nouveau Traité plus court, plus lisible dépourvu de sa partie 3 (politiques économiques et sociales), tel que le propose Sarkozy, est nécessaire. Il souhaite reprendre toutes les novations juridiques du traité constitutionnel ­ soit environ 130 articles.

 

Cependant, tout comme Angela Merkel, nous souhaitons que ce traité ai plus de substance. Nicolas Sarkozy souhaite abandonner tout ce qui faisait de ce texte une Constitution : le terme lui-même, mais aussi le préambule, les valeurs et les objectifs, les symboles de l'Union, etc. En clair, il ne veut garder du traité défunt que ce qui est «opérationnel». L’Europe, ce n’est pas uniquement des institutions. Ce sont également des valeurs, des objectifs qui nous rassemblent. ­


Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans une situation que nous ne connaissions pas. Nous avons été pendant des décennies, les héritiers des pères de l’Europe. C’est à notre tour de redevenir humblement les pères de l’Europe à notre manière. Pères à notre tour, puisque le projet doit être profondément repensé et réinspiré.

 

 

 

C’est pourquoi nous souhaitons que le nouveau gouvernement agisse de manière transparente aux yeux des Français, qu’il soumette à un nouveau référendum un texte, simple, lisible, court, sans ambiguïté, qui donnera forme aux principes d’une Union européenne sortie de ses paralysies et de ses impasses. Il faut redonner à la construction européenne un sens ! Et ce qu’un référendum a décidé s’impose tant qu’un autre référendum n’est pas intervenu.

 

 

Pourquoi ne pas faire un référendum en 2009, à l’occasion des prochaines élections européennes ? Ce référendum pourrait même être un référendum paneuropéen, afin d’éviter que les citoyens européens ne votent que sur des enjeux purement nationaux.

par UDF Sciences Po publié dans : Articles
Vendredi 18 mai 2007

 

 

Les électeurs et les militants centristes se trouvent aujourd’hui face à un grand dilemme : comment aider au redressement de la France sans trahir nos idéaux ?

 

 

Une grande partie de nos élus parlementaires a décidé de rejoindre la « majorité parlementaire », Bayrou créée son Mouvement démocrate, le PS n’arrive toujours pas à se redéfinir… Autant d’éléments qui brouillent l’esprit du centriste.

 

 

Nous sommes foncièrement pro-européens et sociaux-démocrates. Aussi, la question qui se pose aujourd’hui pour nous, c’est de savoir où ces valeurs qui sont les notre seront le mieux défendues.

Or, les « ralliés » se sont liés les mains en signant ce pacte qui les oblige à voter automatiquement le budget, et notamment le budget de la sécurité sociale, et à ne jamais voter la censure. Quoi de plus scandaleux quand on a fait campagne pendant six mois sur le thème de la dette ! Car il est malheureusement plus que probable que le gouvernement Fillon suivra les traces du gouvernement Villepin dans ce domaine, et présentera des budgets que l’on sait par avance déséquilibrés. Quel belle assemblée cela sera ! Plus de contre-pouvoir digne de ce nom.

Par ailleurs, quel sera l’autonomie des « ralliés » à l’assemblée nationale ? Oseront-ils voter contre les projets de loi allant à l’encontre de nos valeurs ? Nous devrions bientôt le savoir, vu que l’une des premières mesures annoncée par Sarkozy sera la suppression des droits de succession.

 

 

A gauche, le renouvellement social-démocrate n’interviendra pas avant les législatives, ce qui est d’ailleurs la marque d’un certain manque de respect pour le citoyen, qui votera pour un élu socialiste sans véritablement savoir si celui-ci se retrouvera dans un hypothétique parti progressiste emmanuelliste, ou dans un parti social-démocrate…

Mais là n’est pas la question pour l’électeur centriste. Il me semble qu’aujourd’hui, voter PS quand on se dit centriste, cela relève presque du pari politique. On a environ une chance sur deux de voter pour un libéral ou un anti-libéral, un pro-européen ou un anti-européen…. La seule chose dont on peut être sûr, c’est que l’élu socialiste votera automatiquement contre ! Est-ce que l’on veut ? Notre intérêt à tous n’est-il pas plutôt de contribuer au redressement de la France ?

 

 

Nous nous sommes toujours insurgés contre l’opposition permanente d’un camp contre l’autre, et dans ce sens nous soutiendrons les projets du gouvernement Fillon qui iront dans le bon sens. Il s’agit de définir ce « bon sens » et « ces bonnes lois » que les élus du MoDem voteront. Car, non, il ne s’agit pas de donner un chèque en blanc aux élus du MoDem ! Ceux- ci voteront en accord avec les valeurs du centre, les valeurs sociale-démocrates et pro-européennes qui sont les notre. Toute mesure allant dans le sens d’un allégement des charges pesant sur les entreprises, d’une réduction de la dette devraient à mon sens être soutenues par nos élus. Il en va différemment des « cadeaux fiscaux », des politiques sécuritaires et de l’enseignement.

 

 

Dans ce contexte, l’UDF Sciences Po a donc décidé à l’unanimité moins 2 voix (si j’ai bien compté) de soutenir les candidats du MoDem – UDF aux élections législatives, nous engageons tous ce qui se définissent comme sociaux-démocrates et pro-européens à voter comme nous !

 

 

Voter MoDem, c’est voter pour la social-démocratie, pour des élus à l’écoute des citoyens, et qui surtout font preuve aujourd’hui d’un certain courage politique !

 

 

par Adrienne publié dans : Articles
Dimanche 13 mai 2007

               

              Nous avions cru que les 7 millions de voix du premier tour constitueraient une force d'entraînement suffisante pour les élections législatives. N'était-ce pas la preuve la plus éclatante de l'existence d'un Centre indépendant ? Notre pari, celui d'accéder au second tour, était certes perdu; mais le score du 22 avril, l'un des plus élevés de notre famille politique, autorisait de grandes espérances.

Les revirements de la plupart de nos députés, et les incohérences de notre stratégie, ont fait fondre comme neige au soleil ce capital de voix.

Il ne s'agit pas d'accabler uniformément les cadres passés à la Majorité Présidentielle. Certains, à l'instar de Jean-Louis Bourlanges, manifestaient depuis longtemps une certaine distance vis-à-vis des choix de François Bayrou. Dans une interview au Figaro de mai 2006, le député européen n'avait pas masqué ses critiques, tout en réaffirmant sa fidélité au candidat. Jean-Louis Bourlanges a mené une campagne honnête, parfois réservée, mais jamais hypocrite.

Il n'en va pas de même pour Hervé Morin et Maurice Leroy. Passons sur le parcours politique chaotique du second, qui rend ses marchandages à l'UMP peu surprenants. Leur faute, à tous deux, est d'avoir soutenu avec acharnement l'idée d'un centre indépendant, pour se dédire éhontément dès la victoire de Nicolas Sarkozy acquise. Peuvent-ils réellement prétendre ne rien avoir vu venir ? Comme Jean-Louis Bourlanges, ils ne pouvaient ignorer la logique de notre positionnement : l'opposition à l'UMP, que celle-ci accède ou non au pouvoir. Alors pourquoi avoir surjoué leur soutien au candidat, s'ils en désapprouvaient la finalité ? Pour mieux se placer, et vendre leur peau plus chère ? Une chose est certaine : il faut bien peu d'amour-propre, pour tourner casaque aussi soudainement.

Que l'on se souvienne des images du Conseil national d'Issy-les-Moulineaux, en juin 2006 : Maurice Leroy debout au premier rang, criant et brandissant le poing vers Gilles de Robien, alors à la tribune... pour aujourd'hui le rallier. Besson, Séguéla, Morin, Leroy : la félonie semble très en vogue ces temps-ci, rue La Boétie - il est vrai que le chef avait montré l'exemple, autrefois.

Reconnaissons toutefois que la stratégie du siège prête à interrogations. Nous nous plaçons dans l'opposition, mais nous refusons tout accord avec le PS - pardon, nous ne serons pas dans l'opposition, puisque nous approuverons, quand cela nous semblera justifié, les propositions du gouvernement. Mais alors pourquoi "entrer en résistance" ? Il y a là quelque chose à trancher. Acceptons-nous d'être partie prenante de l'Opposition, ou non ? Si oui, alors tirons-en les conséquences, et nouons des accords avec la principale figure de cette opposition future, c'est-à-dire le PS. Ce choix est cohérent à un triple titre :

1) Si nous rejetons la ligne politique de l'UMP, nous pouvons certainement trouver des points de convergence avec le Parti Socialiste. Les ennemis de mes ennemis sont mes amis, paraît-il.

2) Une alliance nous permettrait de "sauver les meubles" aux élections légisaltives. Car comment  espérer jouer un rôle si nous sommes sous-représentés à l'Assemblée ? Sans accord, nous ne sommes rien.

3) Last but not least, le PS est sur la voie de la rénovation social-démocrate, ligne dont nous sommes très proche. En terme de courant de pensée, la convergence va donc de soi. Si nous refusons cet accord, nous serons balayés : l'identité social-démocrate - ou social-libérale - ira à celui qui disposera des armes les plus fortes pour la défendre, c'est-à-dire le PS.

Il ne s'agit pas de quitter un vasselage pour en embrasser un autre. Si l'UMP menotte sévèrement les députés de son futur pôle centriste "indépendant" (rires), le PS n'est pas assez dominant pour nous imposer de pareilles conditions.

Et il n'y rien de honteux à conclure ce genre d'accord; il s'agit d'aller au bout de notre logique, et de se donner les moyens de défendre efficacement les convictions qui sont les nôtres.

 

Xavier Bouvet.

NB : Ceci est une tribune libre, indépendante des positions adoptées par l'UDF Sciences Po.

par xavier bouvet publié dans : Articles
Mardi 8 mai 2007

Incredible, but true ! Le premier ministre britannique s’exprime en Français sur YouTube ! Il y présente dans sa vision des relations franco-britanniques.

« L'amitié franco-anglaise est un autre chantier qu'il convient de reprendre, au même titre que l'amitié franco-allemande qui a longtemps été le moteur de l'Europe ».

 Message personnel à l'adresse de Tony Blair: si tu sais pas quoi faire dans 5 ans, on cherche désespérément un président qui sache réformer sans casser notre pays...

par Adrienne publié dans : Vidéos
Lundi 7 mai 2007

Les résultats de l'élection présidentielle sont sans appel. Contraints à un choix binaire, les électeurs n'ont pas retenu la candidature de Ségolène Royal. La victoire écrasante de Nicolas Sarkozy témoigne du fait que le parti socialiste n'était pas une alternative crédible au rouleau compresseur de l'UMP.

 

 

 

Mais la situation de la France exige que l'action politique qui sera engagée dans les cinq années à venir réussisse. Nous en sommes collectivement responsables. Et pour cela il ne faudra pas laisser tous les clés du pouvoir à l'UMP, car le risque du pouvoir absolu est de se tromper absolument. Un contre-pouvoir, libre et indépendant est indispensable. Le Parti Socialiste qui commence dès ce soir à se diviser sera une nouvelle fois incapable d'assumer ce

 

rôle. La caricature des affrontements systématiques entre majorité et opposition ont fait leur temps. Il faudra faire émerger un contrepoids, pas une opposition. C'est dans ces conditions seulement que des réformes appelées par tous dans cette campagne pourront être engagées et acceptées.

 

 

 

Dans ce contexte, notre responsabilité est claire. Nous devons incarner une force centrale et libre, capable de soutenir le gouvernement ou de s'y opposer quand cela est nécessaire. La démocratie est faite d'équilibre. Cet équilibre reste à construire. C'est à l'Assemblée Nationale que reviendra ce rôle pourvu qu'elle soit dotée d'une présence démocrate forte et suffisante pour priver l'UMP de la majorité absolue.

 

 

 

En aucun cas le score de Nicolas Sarkozy ne représente un chèque en blanc. La démocratie est une exigence quotidienne et un bien qui demande une attention de tous les jours. Notre engagement sera plus décisif que jamais. Notre action sera essentielle et c'est à cette exigence que répond la mise en place du Mouvement Démocrate.

 

 

 

Mobilisons nous !

par UDF Sciences Po publié dans : Vidéos
Vendredi 4 mai 2007

Nous en rêvions depuis longtemps et le voilà, ce parti qui va changer le paysage politique français !

 

 

Le Mouvement démocrate, c'est le nouveau nom que proposera François Bayrou à ses adhérents, lors d’un Conseil national de l’UDF, jeudi prochain. Il lancera à son issue cette nouvelle formation démocrate dont il a annoncé la création après le premier tour de la présidentielle.

 

 

 

Grâce à ce nouveau parti, nous allons pouvoir accueillir l'ensemble des personnes qui ont soutenu François Bayrou dans cette campagne et de nombreux autres qui ne se sentaient plus représentés dans une vie politique française sclérosée. Le bipartisme a vécu, il nous a entrainé dans une dérive néfaste pour notre démocratie et aucun des deux grands partis en place depuis 25 ans n'ont su remettre notre pays en marche.

 « La vie politique française a besoin d'être renouvelée par une démarche politique du 21è siècle, capable de changer profondément l'état d'esprit et les pratiques politiques » a déclaré François Bayrou à l'AFP : « Des dizaines de milliers de Français ont envie de s'engager dans un tel mouvement et nous allons le construire avec eux ». Il a assuré que « la liberté d'esprit est une attente des citoyens » : « L'objectif est que les Français puissent compter sur des députés libres de leur choix, et assez indépendants pour ne pas être inféodés aux uns ou aux autres ». A cette fin, le Mouvement démocrate souhaite présenter des candidats dans toutes les circonscriptions lors des élections législatives des 10 et 17 juin.

 

 

Avec le Parti Démocrate, nous allons faire émerger une force politique nouvelle au centre et défendre nos valeurs : démocratie modernisée, société humaniste, économie sociale-libérale, Europe politique, Etat impartial, égalité des chances et mobilité sociale...

 

 

Les clivages on bougé le 22 avril, et il ne faudrait pas que cette belle histoire s’arrête là !

 

 

Il semblerait que le Parti démocrate ait déjà son espace internet :

www.mouvementdemocrate.org ... En tout cas c’est une jolie première page !

Une histoire (ou même une Histoire) à suivre….

par UDF Sciences Po publié dans : Vidéos
Jeudi 3 mai 2007

         

 

               A Sciences-po comme partout ailleurs dans les cercles centristes, la tentation du vote blanc est plus grande que jamais, à trois jours du scrutin. Les plus déterminés d'entre nous iront même jusqu'à l'abstention, tandis que les plus rieurs choisiront de glisser un bulletin "Bayrou" dans l'urne.

 

 

Nous devons absolument nous refuser à ce raisonnement prétendument "jusqu'au boutiste". Nous ne nous sommes pas engagés en politique pour soutenir un homme, mais pour convaincre de la justesse de nos convictions, pour prendre part au débat public. Laissons à d'autres cette conception clanique de la politique, selon laquelle il n'est pas de salut sans le chef. Le premier devoir qui s'impose à nous, est donc de discerner qui, du PS ou de l'UMP, sera le plus respectueux des idéaux et du projet centriste.

 

On me répondra, peut-être à raison, qui ni Royal ni Sarkozy ne courtise innocemment l'électorat de François Bayrou, et que leurs ouvertures sont toutes plus hypocrites les unes que les autres. Que tous deux se valent en médiocrité et en sectarisme. Ce raisonnement appelle deux types de réponses :

- On ne saurait prétendre que le choix du deuxième tour se résume à "bonnet blanc et blanc bonnet". Ce sont bien là deux visions qui s'affrontent, et deux orientations différentes pour la France. Nous le savons fort bien, notre candidat aussi, et les renvoyer dos à dos n'est en rien honnête. Oui, François Bayrou avait raison, mille fois raison, de s'en prendre à certaines collusions choquantes de la Politique et des puissances d'argent. Oui, François Bayrou avait raison de s'en prendre à la gestion calamiteuse qui a été celle des gouvernements de gauche et de droite depuis trente ans. Mais jamais il n'a été question de nier l'identité et les orientations profondes de l'une et de l'autre. Ne nous laissons pas abuser par cette logique "anti-système" qui est celle des extrêmes.

Sommes nous si desespérés, si fatalistes, pour que nous jugions Ségolène Royal et N. Sarkozy incapables de faire bouger les choses ? Les attentes immenses du peuple français, la cristallisation des espoirs autour de l'élection obligeront le vainqueur à l'action, n'en doutons pas. Dès lors, l'argument de l'immobilisme ne tient pas, et cela nous oblige à trancher entre deux directions différentes.

- Indépendamment des grandes tendances idéologiques, il est encore de notre devoir de choisir entre deux avenirs différents du Centre et du Parti Démocrate. L'UMP et le PS, au pouvoir, n'auront pas la même attitude à notre égard.

Précisons les choses : qu'ils gagnent ou qu'ils perdent, l'UMP se donnera quatre semaines pour éliminer l'UDF et ses avatars. Le PS vainqueur nous associera aux affaires (mais comment ?), tandis que le PS vaincu ouvre un avenir incertain : barre à gauche (ce qui laisserait un espace formidable au Centre) ou rénovation social-démocrate (ce qui fragilise de facto le Parti Democrate).

Puisque la lutte avec l'UMP est garantie, la seule question qui compte pour le centre est donc : vaut-il mieux une victoire ou une défaite du PS ? Car c'est là ce qu'on oublie trop souvent : les blocs politiques ne sont pas statiques. Dans le vaste "mouvement tectonique" qui s'est amorcé le 21 avril 2002, le scrutin de dimanche constituera un tournant décisif : le bloc socialiste cédera ou nous recouvrira. Cela nous oblige à choisir.

 

Enfin, et plus prosaïquement, il est une réalité qui s'impose à nous : le bulletin blanc est considéré comme nul. Politiquement son effet est donc extrêmement limité, et cela ne changera strictement rien à l'avenir du pays. On aura certes le sentiment "d'avoir voté en conscience". Espérons que les arguments ici exposés aient montré le contraire. Ni le citoyen, ni le militant ne doivent se dérober.

 

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