Par Grégory BLACHIER
leJDD.fr
François Bayrou se lance dans la bataille des municipales. Comme attendu depuis quelques semaines, le président fondateur du Mouvement démocrate briguera la mairie de Pau en mars. Une ville qu'il avait déjà tenté de conquérir, sans succès, en 1989. Pour le troisième homme de la présidentielle, le scrutin aura valeur de test à l'heure de trouver un second souffle électoral.
Cette fois, c'est une évidence, il ne se contentera pas d'une troisième place, même avec un score honorable. En mars prochain, aux élections municipales, François Bayrou briguera la mairie de Pau, avec la ferme intention d'offrir à son tout jeune Mouvement
Cette fois, c'est une évidence, il ne se contentera pas d'une troisième place, même avec un score honorable. En mars prochain, aux élections municipales, François Bayrou briguera la mairie de Pau, avec la ferme intention d'offrir à son tout jeune Mouvement démocrate une municipalité visible. Le bruit courait depuis plusieurs semaines, et celui qui ne veut plus être désigné comme "centriste" a confirmé ses intentions. "J'ai décidé de conduire une liste pour l'élection municipale de mars prochain", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse organisée dans un restaurant de Pau. Fidèle à la ligne que lui a valu un certain succès électoral en avril, il a annoncé son intention de rassembler sur sa liste des "hommes et des femmes de sensibilités différentes".
Pau n'est "que<" la 51e ville de France, avec un peu plus de 82 500 habitants, mais elle est la plus importante du terreau béarnais de Bayrou. A son crédit, le troisième homme de la présidentielle, fort de plus de sept millions de voix, n'a pas cédé à la tentation du parachutage. Elu en 1983 sur une liste centriste, il a été conseiller municipal palois jusqu'en 1993. Il avait même déjà été candidat aux municipales de 1989, battu par le socialiste André Labarrère, dans une ville que la gauche tient depuis 1971. En confirmant sa candidature, il s'affirme en leader d'une formation qui, de son propre aveu, s'avance dans une bataille "délicate" aux municipales. François Bayrou part donc en terrain connu, et pourrait profiter de la situation politique locale.
Mais il ne sera pas le seul à prôner la pluralité politique. Car le maire socialiste sortant, Yves Urieta, élu après le décès d'André Labarrère en mai 2006, mènera une liste d'ouverture UMP-PS "ni de gauche, ni de droite, ni du centre". Il a rencontré Nicolas Sarkozy récemment, et une procédure d'exclusion du PS a été engagée. Il sera donc opposé à la candidate désignée par les militants socialistes, Martine Lignières-Cassou. Au premier tour de la présidentielle, François Bayrou avait largement devancé ses concurrents dans la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, avec 30% des voix, contre 18,57% au niveau national. La ville avait confirmé, au second tour, son penchant à gauche, en plaçant Ségolène Royal en tête. La division dans le camp socialiste pourrait donc profiter au candidat MoDem, qui cherche à asseoir sa formation au niveau national. Après l'échec des législatives, le parti qui se dit "porteur du pluralisme" et ne veut "pas se définir par rapport aux autres" passera un test grandeur nature, et le résultat de son fondateur en sera d'autant plus observé
Par http://libelyon.blogs.liberation.fr/

Ça y est. Azouz Begag peut se présenter à l’investiture du MoDem à Lyon. Il a ses parrainages. Le parti de François Bayrou expérimente en terres lyonnnaises une procédure de désignation nécessitant le soutien préalable de 80 militants. Il ne manquait qu'une poignée de signatures à l’ancien ministre. Il les a récoltées hier, au terme d’une encontre avec des sympathisants du MoDem. Begag était en forme, plein de verve et de causticité...
A chaque intervention publique, qu’il parle de littérature ou de politique, Azouz Begag commence par rappeller ses origines. Comme s’il fallait toujours reposer les fondations. Les parents algériens, les grands-parents déportés en Nouvelle-Calédonie, le bidonville. «On est des fils de gueux, des fils de vilains, des fils de clandestins, dit-il. Mais on est des enfants de cette France de 1789.» Lui, est né voilà 50 ans, à l’hôpital Edouard Herriot de Lyon, «le jour de la mort d’Edouard Herriot», assure-t-il, pour ajouter, malicieux : «Il a de la passation de pouvoir, peut-être?» Le public applaudit. Bon, en réalité, l’ancien maire radical est mort plus d’un mois après l’éclosion d’Azouz Begag. Mais ne soyons pas mesquins, c’était sans doute le temps de passer la relève.
Dans la salle, environ 80 personnes, tous âges mêlés, et toutes origines politiques. Quelques militants UDF de longue date, des socialistes, d’ancien RPR, des écologistes. Beaucoup sont venus savourer le candidat souvent truculent. Quelques-uns se faire une idée.
L’enjeu, pour Azouz Begag, est de convaincre que contrairement à ce qu’affirme ses adversaires, il n’a pas décidé d'avance d’une alliance de second tour avec Gérard Collomb. Il explique à quel point, depuis vingt ans, il tape sur le PS, et plus récemment sur Gérard Collomb. Il propose d'ailleurs à ce dernier d'abandonner un PS en ruine pour rejoindre le MoDem. Puis, d'une pirouette habile, balaie deux reproches qui lui sont faits. «Je suis un homme affreusement libre», dit-il dans une grimace. Puis après un silence pour souligner l’effet : «Pire que ça. Je suis un homme incontrôlable.»
Il accuse Michel Mercier, président de la fédération UDF, d'avoir fait, «allégeance au courant dominant pour devenir ministre en janvier». Lui, prétend tenir l'autonomie pour replacer le centre à 20%. «Pendant que les deux autres» (Dominique Perben et Gérard Collomb, NDLR) «veulent être face à face comme deux boucs».
Ses colistiers prennent leur tour de parole. Gilles Vesco, vice-président du Grand Lyon, propose de limiter la vitesse à 30 km/h dans toute la ville, sauf les grands axes comme les quais, Garibaldi et Lafayette. Eric Lafond, auteur d’une campagne citoyenne qui avait dépassé 5% en 2001 - et sans doute privé Michel Mercier de second tour, annonce qu’il y aura sur la liste des citoyens européens. «Des Anglais, des Italiens, des Tchèques, etc.»
Tous trois demandent l’invalidation de la candidature de Christophe Geourjon, proche de Michel Mercier et principal adversaire. Ce dernier ne s’est pas engagé dans sa profession de foi à se ranger derrière Begag en cas de victoire de ce dernier. C’était pourtant, soulignent-ils, une condition imposée par François Bayrou. Le trio menace de considérer la procédure invalide s'il était maintenu. Le MoDem se donne en spectacle procédural et Eric Lafond avoue que la période est «un peu difficile». Il parle du «difficile accouchement de la démocratie interne».
Puis la réunion s’achève. Azouz Begag dédicace quelques livres, tandis que des militants apportent leur signature à «l’atelier parrainage». La barre des 80 est rapidement dépassée. «Maintenant, s’enthousiasme un militant, il faut viser les 221.» Soit le nombre requis pour présenter des listes dans tous les arrondissements.
Libertés des universités, réussite et condition de vie des étudiants
« MODEM ET CENTRISTES » VEUT PLUS
- Une dépense par étudiant très inférieure à la moyenne des pays performants de l’OCDE, surtout en premier cycle.
- Un taux d’échec dramatique dans les universités françaises : 40% en licence.
- Des étudiants désemparés face au marché du travail, trop souvent livrés à eux-mêmes.
- Des universités au fonctionnement rigide, trop peu soucieuses de l’insertion professionnelle et de la réussite de leurs étudiants.
Une réforme des universités est plus que jamais nécessaire. Ambition, créativité, autonomie et réussite doivent être les maîtres mots d’une telle réforme.
Plus de liberté pour les universités, MoDem et Centristes dit OUI !
- Faciliter le recours aux fonds des collectivités et des entreprises pour augmenter les moyens de l’université et garantir des liens solides entre formateurs et employeurs.
- Déterminer un projet pédagogique, gérer les locaux et le personnel, organiser les UFR pour rendre la gouvernance des universités réactive et créative dans un milieu qui manque aujourd’hui de souplesse et d’adaptabilité.
- Étendre l’orientation active des étudiants pour responsabiliser étudiants et universités.
Etudiants et Universités ont tout à gagner de l’autonomie. De plus les responsables syndicaux ont obtenu l’absence de sélection et de liberté dans le fixement des droits de scolarité.
Démocratie étudiante, conditions de vie, MoDem et Centristes exige PLUS !
Les pouvoirs accrus conférés aux présidents d’université vont dans le bon sens (management clarifié, leviers d’action identifiés) mais la loi échoue à proposer un fonctionnement authentiquement démocratique(baisse de la représentation étudiante…)
L’autonomie des universités ne se fera pas sans un pacte d’investissement sur l’enseignement supérieur, signé de manière responsable, trans-partisane, sur dix ans, et qui porte l’investissement par étudiant au niveau de la moyenne des pays performants de l’OCDE : ce qui signifie un objectif de doublement en dix ans.
Logement étudiant chaotique, aide sociale, statuts des étudiants salariés, nous demandons que tous ces chantiers soient au cœur de l’action du gouvernement et des universités.
Pour nous PAS DE BLOCAGE et PAS DE CHEQUE EN BLANC. Tout en saluant la réforme engagée, nous attendons davantage pour le renforcement de la performance des universités françaises et pour l’amélioration des conditions de vie des étudiants.
Mardi 20 novembre à Sciences Po (27, rue Saint Guillaume)
Conférence organisée par Modem et Centristes de Sciences Po, avec Quitterie Delmas, membre du bureau politique de l'UDF-Mouvement Démocrate, et Virginie Le Guay, journaliste politique au Journal du Dimanche.
- Après l’échec des législatives, le Modem va-t-il s’ancrer lors des municipales ?
- La question de l’organisation interne fait beaucoup débat chez les militants.
° Notre REUNION DE RENTRREE aura lieu Mercredi prochain dans le local associatif. Rdv à 17 heures, pour une rencontre qui ne devrait pas durer plus d'une heure et quart. Cela vaudra le coup !
Ce sera l'occasion pour chacun de prendre la parole et de dire ce qui l'intéresse le plus de faire pendant l'année (militantisme pour les municipales, publication, organisation de conférences, etc.).
° Le NOM de l'association est susceptible de changer. Soit nous gardons la structure "Union centriste", soit nous évoluons vers une structure "MoDem et centristes". A vous de voter !
° Les premières CONFERENCES sont en cours de préparation. Plus de détail lors de la réunion.
° BALLE AU CENTRE est également en cours d'élaboration. La maquettte du journal sera précisée Mercredi avec vous.
° En dehors de Sciences Po, les jeunes MoDem se mettent en branle pour les municipales.
MAXENCE BRISCHOUX, 4e année et responsable de la campagne municipale pour l'Est du 7e arrondissement (dont fait partie Sciences po...) nous propose de rejoindre son équipe de campagne !
Ce sera fun : tractage et collage à partir de janvier. Avant : enquête dans le quartier pour évaluer les besoins des habitants et réfléchir au projet municipal parisien.
Dans le 5e, MARX SCHERER organise Lundi soir une réunion rue Mouffetard (cf. information de la dernière newsletter) pour que se rencontrent les Jeunes MoDEm du quartier.
A MERCREDI, donc, car plus on est de fous, plus on rie !
A quoi servent les organisations de jeunesse en politique ? Sont-elles légitimes ? Quelles sont les missions qu'elles peuvent et doivent remplir ? Comment les intégrer pleinement aux mouvements "adultes"? Ce sont toutes ces questions que François Bayrou a abordé lors d'une rencontre, d'une discussion, le 18 octobre, avec Xavier Le Quéré, secrétaire général des Jeunes UDF.
A quoi sert un mouvement jeune en politique ?
François Bayrou 2007
Un "François Bayrou" s’était inscrit sur le nouveau réseau-social-qui-déchire-sa-race, Facebook, il y a environ une semaine. Il a disparu au profit d’un autre " François Bayrou" le 23 ou le 24 octobre. Celui-là a l’air du vrai.
Au départ, c’était juste une photo. Après tout, Facebook, c’est un trombinoscope. Des "profils", des CV, et un peu de messagerie autour.

Certains des premières personnes à prendre contact avec ce "profil" de face ont eu des doutes, comme Luc Mandret "Désolé pour mon insolence si c’est le cas, mais : est-ce le profil officiel ?"
Une réponse a été apportée dans l’après-midi du 24 : "Pour répondre à une question récurrente, oui, c’est bien le Facebook ’officiel’ de François Bayrou".
Indice : le profil est lié au compte dailymotion "mouvementdemocrate", créé pour la campagne des législatives… donc sans doute bien officiel. Personnel ou non ?
Après tout, quelle importance ? L’intérêt même d’un "François Bayrou sur Facebook", c’est de constituer un point de rencontre pour ses partisans. Et c’est le cas : parmi les 184 "friends" qui ont rejoint François Bayrou en trois jours, il y a aussi bien Arnaud Bonduelle ("They traveled together") que Jean-Marie Cavada, Xavier Le Quéré, secrétaire général des Jeunes UDF, un de ses premiers "friends".
Non seulement Facebook est en train d’agréger des réseaux gigantesques mais il permet une multitude d’activités, depuis la plus inutile (chasser les vampires, s’envoyer des boissons virtuels) aux plus utiles (lever des fonds pour une association, recruter et coordonner des militants).
Et puis, par la même occasion, rejoignez le Facebook group "Union centriste" ! Histoire de keep in touch !