François Bayrou a qualifié jeudi d'"acte épouvantable" l'attentat meurtrier contre la "femme courageuse" qu'était Benazir Bhutto, y voyant "un très mauvais signe" pour le monde. "C'est un acte épouvantable qui vient de frapper et de tuer Benazir Bhutto", a-t-il déclaré. "Après de nombreux attentats qui la prenaient pour cible, celui-là a hélas emporté une femme courageuse, engagée jusqu'au bout pour reconstruire un pays en décomposition". "Comme lors de l'assassinat du commandant Massoud, le fanatisme a ainsi atteint son but et c'est un très mauvais signe pour la situation dans cette région du monde et probablement dans le monde tout entier", a poursuivi le président du MoDem. Toutes les personnes de bonne volonté doivent joindre leurs efforts pour que le processus démocratique puisse se poursuivre en dépit des rancoeurs et de la douleur", a conclu le député des Pyrénées-Atlantiques.
A peine le comité Balladur venait-il de rendre public son rapport sur la réforme des institutions, que les critiques ont fusé de toute part : de la gauche d’abord, horrifiée à la simple idée d’autoriser le président à descendre dans l’arène parlementaire, mais aussi – certes de façon beaucoup moins virulente – d’élus de la majorité, peu enclins à renoncer à certains de leurs multiples mandats. Quant à François Bayrou, il estime que le rapport « accroît la dérive des institutions ».
François Bayrou dénonce en particulier 4 propositions qui apparaissent inacceptables, dont deux concernent les élections législatives. En premier lieu la proposition n°4 qui émet l’idée d’organiser le premier tour des législatives le jour du second tour des présidentielles, ce qui non seulement accentuerait la bipolarisation, mais aliénerait complètement les députés, les résumant à leur étiquette politique. En outre, peut-on raisonnablement envisager de superposer les deux campagnes des deux élections gouvernementales, alors que les présidentielles monopolisent les passions et l’espace médiatique ? Seconde critique concernant les législatives : l’introduction d’une dose de proportionnelle de « vingt ou trente sièges », ce qui apparaît « presque insultant » aux yeux de François Bayrou qui ne voit pas là une volonté de pluralisme, mais seulement la « charité de quelques sièges à ceux qui ont refusé de se soumettre à la bipolarisation ».
Le président du MoDem s’élève également contre la proposition de substituer aux 500 signatures requises pour se présenter aux présidentielles le vote d’un collège de 100 000 élus, ce qui « reviendrait à organiser une démocratie à deux degrés. ».
Il regrette enfin que n’ait pas été retenue sa proposition de faire valider les plus importantes nominations du président de la république par le parlement à la majorité qualifiée.
Signe des temps qui courent, les principales critiques de la position de François Bayrou émanent de ces anciens alliés. Jean Louis Bourlanges (vice président de feu l’UDF et membre du comité Balladur) lui reproche notamment d’isoler « 4 propositions sur 77, dont deux ne sont même pas d’ordre institutionnel ». Effectivement, en France la loi électorale ne dépend pas de la constitution ; en conséquence axer la critique du projet de réforme des institutions sur ce point apparaît peut stratégique. Il affirme en outre que le rapport va dans le sens d’un « rétablissement d’un pouvoir parlementaire digne de ce nom » ajoutant au passage « Comme le Méphisto de Goethe, François Bayrou fait chaque jour davantage figure « d'esprit qui nie tout ». Quant au collège 100 000 élus, il estime que cela ne fait qu’étendre le « collège » composé actuellement par environ 47 000 maires, et ne constitue en aucun cas un filtre supplémentaire. Quoi qu’il en soit ce n’est qu’un point anecdotique du rapport. Dès lors que faut-il penser vraiment du projet de reforme des institutions ?
Si François Bayrou a réitéré sa menace de voter contre le 1er décembre lors du congrès fondateur du MoDem, il ne nie pas que le projet contient des éléments positifs, notamment en rendant une part de son indépendance au parlement. Le rapport Balladur propose en effet de renforcer les pouvoirs du parlement ; d’une part en lui permettant entre autres de fixer la moitié de son ordre jour – c’est fondamental –, d’autre part en renforçant sa fonction de contrôle de l’exécutif, en prévoyant notamment qu’il soit assisté par la Cour des comptes, qui entrerait ainsi dans son giron. Dès lors pourquoi voter contre ? Comment le simple fait de regretter que les réformes n’aillent pas plus loin pourrait-il justifier de les rejeter toutes en bloc ? En réalité les propositions du comité Balladur prises dans leur ensemble souffrent d’un profond défaut : elles ne vont pas au bout de leur propre logique. Le rapport Balladur ne va pas jusqu’à proposer l’instauration du vrai régime présidentiel, vers lequel pourtant nombre de ses propositions semblent tendre. Lorsque François Bayrou évoquait la reforme des institutions durant l’élection présidentielle, il prônait une stricte séparation des pouvoirs expliquant que dans sa VI° républiques : « C’est au Président de déterminer et de conduire la politique de la nation. », celui-ci devenant dès lors le chef du gouvernement. Il suffit d’ajouter à cela un parlement renforcé et on obtient les bases d’un régime présidentiel.
Dès lors le problème essentiel de la reforme réside principalement dans l’ambiguïté qui subsiste au sein de l’exécutif. La modification des articles 5 et 20 définissants les rôles du président et du gouvernement ne fait que couper la poire en deux. Le gouvernement jusqu’alors en charge de « déterminer et de conduire la politique de la Nation » aurait certes toujours pour fonction de la « conduire » mais laisserait au président le soin de la « déterminer » ; ce qui, à première vue, semble aller dans le sens d’une simple institutionnalisation des pratiques actuelles, et sarkozystes en particulier. Cependant en s’arrêtant ainsi à mi-chemin, la reforme briserait la « belle harmonie » qu’est le texte actuel, malgré tous ses défauts, le privant de la flexibilité qui faisait sa force. En effet, dans le cas d’une cohabitation – certes peu probable désormais, mais pas impossible – nous nous retrouverions face à un vide institutionnel qui déboucherait sur une crise politique très grave.
Regrettons, pour conclure, que les membres du comité aient mystérieusement renoncé à proposer une limitation du nombre de mandats présidentiels, signe s’il en était besoin que Sarkozy envisage sérieusement l’hypothèse de monopoliser le pouvoir jusqu’en 2022, et pourquoi pas un peu plus ?
Rien ne va plus au centre, c'est la débâcle ! Hier, un attrait exponentiel, une popularité grandissante, une troisième place sur le podium présidentiel. Aujourd'hui, une pâle figure, décomposée et inanimée. Le centre n'est plus ce qu'il était. Hier un rêve d'union, une ferveur partagée, un projet alternatif. Aujourd'hui, un silence assourdissant. Blessé, trahi, l'animal Bayrou rechigne à passer devant les caméras, il s'isole dans le cocon protecteur de sa fidèle amie, Marielle de Sarnez, et s'excentre, à Pau, pour retourner aux sources et panser ses plaies.
Le centre aujourd'hui, cela ressemble également à l'un de ces trop nombreux jeux télévisés. Le président de l'UDF avait annoncé "une traversée du désert" à ses fidèles "bédouins". Mais les députés, les sénateurs et les élus locaux, attachés à l'ancienne UDF, à son ancrage giscardien au centre-droit et à la paisible atmosphère d'un parti de cadres provinciaux, n'étaient pas d'accord. Trop vieux, ils n'auraient donc pas, comme les jeunes militants, "toute la vie devant eux" pour prendre le temps de construire sur la longue durée, un mouvement démocrate ? Peut-être. Les uns après les autres, Cavada le dernier, ils ont coupé la corde qui les tenait attachés au premier de cordée et ont demandé à partir. Oui, depuis six mois, l'UDF joue à "Je suis une célébrité, sortez-moi de là".
De fait, le centre est en proie à une violente crise existentielle. Certes, il n'est pas le seul. Le parti socialiste traverse une passe délicate et l'on n'y communique plus guère que par livres interposés, alors que la démocratie participative, où l'on se dit tout, même si l'on a rien à dire (les mythiques soirées télévisées de l'an passé en sont la preuve), était censée être la force d'un parti rénové. Il est vrai qu'un parti qui publie est aussi un parti qui réfléchit, c'est une excellente chose, mais elle est insuffisante et ne peut pas devenir une alternative à une solide et soudée équipe de direction.
Le PS, le MoDem et le Nouveau centre ont au moins un point commun: la tentation de l'existentialisme. Peinant à se définir, puisque les "recettes du passé" ne sont plus au goût du jour, ils veulent agir pour exister. Comme Sartre, dans l'Existentialisme est un humanisme, ils veulent croire que "la seule chose qui permette à l'homme d'exister, c'est l'acte". Alors que faire pour montrer que l'on existe quand on n'a pas de moyens (financiers dans le cas du Nouveau Centre, intellectuels dans le cas d'un MoDem sans parlementaires) de s'affirmer ? Il ne reste qu'à contester pour se faire remarquer. Au MoDem, on ne se veut ni à gauche, ni à droite, on rechigne à soutenir Sarko, on accuse les Nouveaux centres de traîtres et on compte les morts. Quand les réformes sont nécessaires, comme la réforme des universités ou celle des retraites, on ne se mouille pas, on ne se prononce pas ou peu, alors qu'au fond, on les soutient largement, en se contentant de condamner les blocages et de plaindre les Français qui "sont pris en otage" par les grévistes. Au Nouveau Centre, on ne veut pas être assimilés avec la "bande à Bayrou" et l'on soutient Sarkozy sans se mouiller.
Or, qu'en résulte-t-il ? Une déplorable image de centre mou, couard, un révolté muet qui ne se définit que par ce qu'il n'est pas (ni à gauche ni à droite) et néglige de mettre en avant ce qui lui est propre. On dénonce les failles du système. Fort bien, elles méritent de l'être ! Mais ce ne doit être qu'une étape dans la conquête des esprits ! Il faut mettre en avant nos idées, nos propositions, enfin nos "valeurs"- puisque ce terme est à la mode. Humanisme, pluralisme, construction européenne, régime parlementaire, économie libérale et société méritocratique: voilà ce en quoi nous croyons ! Il faut le mettre davantage en avant. Michel de Serteau l'écrivait sur les déboires de Mai 68: "c'est un devoir aussi que penser".
En ce sens, le Congrès des 1er et 2 décembre derniers a marqué une étape importante dans la restructuration de notre famille politique, car ce congrès, et l'idée même de Mouvement démocrate, manifestent la volonté du centre d'exister "en soi" et non par rapport aux autres tendances politiques. “Il faut sortir de la seule désignation géographique (le centre) et nommer ce projet, non pas en référence à ses concurrents de droite et de gauche, mais lui donner son véritable nom, démocratie, lui rendre ses racines dans la grande famille démocrate qui va nécessairement s’organiser dans le monde en concurrence avec les néo-conservateurs et avec l’internationale socialiste", écrit ainsi François Bayrou dans la revue Commentaire.
La tentation de l'existentialisme, nous l'avons dit, n'est donc pas suffisante pour permettre à notre famille politique de se définir et de se donner une raison d'être. Il faut penser et puiser dans le passé proche, ou plus ancien, ce qui fait la force de notre mouvement, et le mettre en avant. L'excès inverse serait de se replier dans une langueur passéiste, effrayée par les défis de l'avenir. Reprenons à notre compte la phrase de René Char, "notre héritage n'est précédé d'aucun testament". Voyons clair également ! Discernons les forces et les faiblesses des propositions de "troisième voie", car ces forces et ces faiblesses sont multiples. Et avec John F. Kennedy, rappelons- nous que "le vrai politique est celui qui sait garder ses idéaux tout en perdant ses illusions".
Cette année est essentielle, car elle est un tournant, qu'il s'agit de prendre en douceur. Animer une association centriste à Sciences Po n'a de sens que si l'on réfléchit et défend les idées qui sont les nôtres, car les hommes et les partis évoluent et s'opposent sans qu'il n'en ressorte pour l'heure rien de bon. Débattre, publier, convaincre, militer, et faire germer le désir d'engagement pour une "troisième voie", réfléchie, jeune et dynamique. Voilà toute la raison d'être de MoDem & Centriste. Il en est encore temps, rejoins- nous !
François Bayrou a jugé vendredi que la visite officielle en France du colonel Kadhafi était "indigne de la France et indigne pour la France", appelant "les démocrates et les républicains" à dire leur "réprobation" devant la politique extérieure de Nicolas Sarkozy. En effet, le président du Mouvement démocrate estime que "le dictateur libyen qui s'est rendu coupable d'actes de terrorisme parmi les plus cruels des dernières décennies" et de "prises d'otages" avec les infirmières bulgares "ne doit pas être honoré par la France", a-t-il ajouté. Il a, par ailleurs, dénoncé la politique suivie par le président de la République, qui "pendant sa campagne annonçait qu'il pratiquerait une diplomatie morale", or "nous voilà les premiers et seuls à féliciter Poutine pour ses "élections", nous voilà disant ouvertement à la Chine qu'elle pouvait disposer de Taiwan et que nous ne nous inquiéterons plus du Tibet, nous voilà alignés sur la puissance américaine, et les amis de Kadhafi", a-t-il dénoncé. Pour François Bayrou "tout cela demande dans l'opinion française une mobilisation d'indignation", dénonçant "la diplomatie business" menée en fonction "du carnet de chèques" des interlocuteurs. "J'appelle les démocrates et les républicains à dire, s'il le faut ensemble, leur réprobation et leur indignation", a-t-il déclaré.
Le Nouveau Centre vient de trouver un moyen tordu (mais légal) pour récupérer le financement de l'Etat après lequel il courait depuis des mois. Ainsi, le parti d'Hervé Morin va t'il empocher la coquette somme de 950 000€ annuels (argent de l'état donc de tout les citoyens) pendant les cinq années de la législature. Comment ? En signant une convention avec le Fetia Api, un petit Parti politique polynésien présidé par Philip Schyle. Les textes prévoient, en effet, pour les Partis d'Outre-Mer, de recevoir une aide dès qu'ils ont présenté un candidat aux législatives. En métropole, il faut que des candidats soient présentés dans 50 circonscriptions au minimum pour qu'un Parti bénéficie de 45 000€ annuels par député élu. Le Fetia Api polynésien a obtenu un peu plus de 1000 voix au total dans ses deux circonscriptions soit 1,11% des suffrages exprimés. Il suffit que les 21 députés du nouveaux Centre signalent leur rattachement au Fetia Api, à la Commission Nationale des comptes de campagne, ce qui a été fait, pour que 950 000€ tombent chaque année dans la caisse de Fetia Api à Tahiti. La somme est aussitôt reversée au Nouveau Centre à Paris. 20 000€ environ seront conservés par le Fetia Api selon les termes de la convention signée mercredi à Papeete. Le Parti polynésien, jusqu'en mai dernier, bénéficiait d'un accord avec l'UDF, mais c'était le Parti de François Bayrou qui lui versait de l'argent. Le Nouveau Centre est devenu, de fait, un Parti Polynésien. Nos amis polynésiens apprécieront ce regain d'intérêt pour leur cause uniquement motivé par l'argent....il y a des jours ou l'on se demande ou va la démocratie face aux règles de l'argent roi. Qui ose encore prendre des risques et mettre sur la table ses convictions politique avec honneur et courage quitte à le payer de sa personne ?. (A part François Bayrou qui aura perdu la quasi totalité de ses députés pour défendre la cause d'un mouvement indépendant des idéologies capitaliste et socialo-communiste au profit de la cause des citoyens unis au dessus des communautés). Cette situation inspire une double question qui pose la limite de l'acceptabilité de la loi utilisée par le Nouveau Centre pour "empocher" cette manne providentielle. En effet comment autoriser intellectuellement ce tour de passe sachant que :
- au moment de la campagne des législatives jamais le Nouveau Centre ne s'est réclamé de la cause polynésienne et n'a donc pas averti les citoyens de son rattachement. Un parti pourrait donc se réclamer d'une cause "a posteriori" et y assimiler ses électeurs ? Dangereux...et si un jour un parti majoritaire se réclamait de la suppression du suffrage universel ou contre la liberté de la presse après son élection. On dirait que ces électeurs sont forcément pour ?
- le nouveau Centre bénéficie d'un financement comme si il avait réalisé 1% des suffrages exprimés en moyenne sur l'ensemble du territoire ou ses candidats étaient présents alors qu'en devenant polynésien il peut se satisfaire uniquement des 1% réalisé en Polynésie...mais l'immense majorité de ses candidats et de son résultat a été obtenu en métropole. Ainsi on entérine le fait que 1% en Polynésie équivaut a 1% sur l'ensemble du territoire national ou bien que les candidats du Nouveau Centre en métropole représentaient la Polynésie...ce qui est un mensonge manifeste et une tromperie des électeurs donc de la république. Je me trompe ? Si oui merci de me contredire sur le symbole d'une telle décision et sa signification républicaine. L'argent permet de tout acheter, même sa légitimité à toucher de...l'argent ?
Comment la république peut elle laisser faire de telles "manoeuvres" (pour ne pas dire manipulations) sachant évidemment que le sujet central n'est pas (hélas) la cause polynésienne et que le produit de cette manoeuvre bénéficie largement plus au Nouveau Centre qu'a Fetia Api...qui vend son ainsi son âme pour une commission de 20 000€. Ce qui serait drôle et légitime et que le président de Fétia Api prenne la direction et le contrôle du Nouveau Centre...on le lui souhaite mais bizarrement cette hypothèse n'a semble t'il pas été étudiée :)
Gilles Artigues
Véronique Fayet conseillère régionale d’Aquitaine
Jacqueline Gourault sénateur du Loir et Cher
Olivier Henno Maire de Saint André lez Lille
Jean Lassalle député des Pyrénées Atlantiques
Catherine Morin-Desailly sénateur de Seine Maritime
Jean Marie Vanlerenberghe sénateur du Pas de Calais
Céline Alléaume
Quitterie Delmas
Fabienne Faure
Marc Fesneau
Christophe Madrolle
Patrick Mignola
Pierre Emmanuel Portheret (animateur et coordonnateur)
Raymond Pronier
Je suis très frappé par le Congrès fondateur que nous avons eu et je suis très frappé par le changement que nous assumons ensemble. Il y a longtemps que je voulais et que je rêvais d'un changement profond dans la désignation de cette famille politique qui, jusqu'à maintenant, était uniquement qualifiée de centre ou de centriste. J'ai toujours trouvé que centriste, cela rimait avec triste et j'ai toujours préféré dire centrale, mais il me semblait depuis longtemps que l'enjeu c'était que l'on ne nous désigne plus par une définition géographique, par référence à la droite et à la gauche, mais que l'on nous désigne par notre identité.
Discours de François Bayrou en clôture du Congrès fondateur du Mouvement démocrate
François Bayrou 2007
Après plus de quatre heures de débats sur les statuts du Mouvement Démocrate et des profondes discussions sur les amendements, le Congrès fondateur du Mouvement Démocrate a voté ses statuts. François Bayrou a alors pris la parole pour donner les grands axes de sa candidature à la présidence du Mouvement Démocrate : "Je crois à une société dans laquelle naisse des légitimité multiples, qui a l'état comme partenaire, comme fédérateur et s'il le faut comme inspirateur" ajoutant : "Les trois axes du mouvement que nous construisons ensemble : rassemblement, renouvellement, refondation démocratique."
François Bayrou : "Rassemblement, renouvellement, refondation démocratique."
François Bayrou 2007
Adoption de la résolution du Congrès extraordinaire de l'UDF
François Bayrou 2007
Le 10 mai, dans un moment très émouvant, nous étions réunis à la Mutualité. C'était au lendemain de cette élection présidentielle que nous avons vécue avec passion et à la veille d'élections législatives dont nous savions comme elles allaient être dures. Et lors de ce conseil national nous avons pris une délibération, en une phrase, à la presque unanimité : " l'UDF appelle à la naissance d'un mouvement démocrate " Nous ignorions alors que cette simple phrase allait susciter chez des dizaines de milliers de Français un enthousiasme tel qu'ils allaient décider, le soir même, de nous rejoindre, d'adhérer à ce mouvement nouveau, pour changer les choses, un jour, dans notre pays. Si nous sommes réunis, cet après-midi, en congrès extraordinaire, c'est pour accomplir la construction que nous avons voulue ce jour-là. Car c'est bien de construction qu'il s'agit: la racine de " construire ", le verbe latin [...]
François Bayrou 2007