"Etre de droite ou de gauche, c'est être hémiplégique", Pierre Desproges
Les résultats de l'élection présidentielle sont sans appel. Contraints à un choix binaire, les électeurs n'ont pas retenu la candidature de Ségolène Royal. La victoire écrasante de Nicolas Sarkozy témoigne du fait que le parti socialiste n'était pas une alternative crédible au rouleau compresseur de l'UMP.
Mais la situation de la France exige que l'action politique qui sera engagée dans les cinq années à venir réussisse. Nous en sommes collectivement responsables. Et pour cela il ne faudra pas laisser tous les clés du pouvoir à l'UMP, car le risque du pouvoir absolu est de se tromper absolument. Un contre-pouvoir, libre et indépendant est indispensable. Le Parti Socialiste qui commence dès ce soir à se diviser sera une nouvelle fois incapable d'assumer ce
rôle. La caricature des affrontements systématiques entre majorité et opposition ont fait leur temps. Il faudra faire émerger un contrepoids, pas une opposition. C'est dans ces conditions seulement que des réformes appelées par tous dans cette campagne pourront être engagées et acceptées.
Dans ce contexte, notre responsabilité est claire. Nous devons incarner une force centrale et libre, capable de soutenir le gouvernement ou de s'y opposer quand cela est nécessaire. La démocratie est faite d'équilibre. Cet équilibre reste à construire. C'est à l'Assemblée Nationale que reviendra ce rôle pourvu qu'elle soit dotée d'une présence démocrate forte et suffisante pour priver l'UMP de la majorité absolue.
En aucun cas le score de Nicolas Sarkozy ne représente un chèque en blanc. La démocratie est une exigence quotidienne et un bien qui demande une attention de tous les jours. Notre engagement sera plus décisif que jamais. Notre action sera essentielle et c'est à cette exigence que répond la mise en place du Mouvement Démocrate.
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Le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, a indiqué, dans le quotidien Paris-Normandie, qu'il s'inscrirait dans la nouvelle majorité présidentielle, regrettant que François Bayrou ait décidé "de se positionner dans l'opposition jusqu'en 2012".
Car après tout, le Mouvement Démocrate, il n'a pas besoin de traitres et autres parjures...
Notre façon de faire la politique ne sera jamais celle de nos aînés!
Nicolas
http://nicolasvincionline.blog.lemonde.fr/
Bayrou aura réussi au-delà de toute espérance. Peu d’hommes politiques peuvent se targuer de s’être auto détruit en si peu de temps. Héritier d’un parti croupion après la désertion d’une bonne flopée de députés à la création de l’UMP il n’eut de cesse de montrer sa différence en s’opposant au gouvernement.
Sa performance du premier tour s’est construite sur une imposture : la possibilité de réunir une majorité de gouvernement au centre. Même si 6 millions d’électeurs se sont laissés berner par cette fausse éventualité, cet exploit aura fait long feu.
L’illusion qu’il pouvait influer sur le résultat du second tour aura été exploitée au delà de toute honnêteté. Le refus d’indiquer clairement son propre choix pour le second tour n’aura pas peu contribué à saborder l’image de leader que Bayrou prétendait offrir. La décision de la majorité des députés de son groupe en faveur de Sarkozy a fini par démonétiser la crédibilité du béarnais.
Créer un nouveau parti centriste, quel que soit son appellation, va conclure une épopée dont on retiendra qu’elle n’a été qu’une longue suite de faux semblants, de mauvaises querelles, de fanfaronnades au service d’une ambition personnelle exacerbée.
Exister en politique c’est gouverner ou s’opposer. Avoir laissé entendre qu’il pouvait y avoir une voie médiane lui a permis de leurrer l’espace d’un premier tour un certain nombre d’électeurs. Agir comme si ils pouvaient être leurrés à répétition résulte d’un calcul cynique. Le transfert d’une majorité de voix de Bayrou au profit de Sarkozy démontre qu’il a échoué.
Pour les législatives, son parti ne peut, avec 12% d’intention de vote et sans accord de désistement, escompter que quelques sièges. Le mouvement des démocrates est mort né et Bayrou enterré.
Ce commentaire pour vous signaler à tous la diffusion sur FRance3 ile de France, le 12 mai à 11h05 du magazine "Marielle de Sarnez au coeur de la mécanique orange".
Pendant six mois nous avons suivi la directrice de la campagne. C'est un portrait de Marielle. Vous y verrez aussi comment sont organisés les visites de terrain, les rendez vous médias. Il y a des aussi des séquences amusantes et des moments émouvants.
Merci de nous regarder
daïc (france3 ile de France)
Tout cela est bien domage. Je ne suis pas l'admirateur d'un seul homme, mais celui d'une idée. Il l'a défendue, puis il l'a un peu vendue...
L'électeur UDF est principalement de sensibilité de droite. Le nier, pourquoi pas. Je le ressens comme cela, et la majorité des lieutenants du parti, même s'il vous apparaissent comme des opportunistes, ont une bonne raison de faire cela pour beaucoup d'entre nous.
Pour ces législatives, après avoir voté corinne lepage il y a 5 ans, puis françois bayrou cette année, je ne suivrais pas l'homme, mais l'idée libérale, bafoué par un rapprochement d'avec ceux qui il y a peu, chantait encore l'internationale en choeur !.
Non, M. Bayrou, les presque 7 millions de français qui ont suivi l'idée démocrate que vous aviez raffraîchie, ne devraient vous suivre que très partiellement.
Pous ce scrutin, je ferai malheureusement, ce que je me dis devoir faire, voter pour la droite, et pour en être sûr, voter en faveur de l'action de notre nouveau président.
et si l'UDF subsistait ?
M. Bayrou n'en est pas propriétaire me semble t'il .
Si M. Méhaignerie le souhaite, il peut poursuivre l'activité du mouvement dont il est, je crois, propriétaire.
Quelle sera votre attitude alors.
Suivre les idées novatrice de notre candidat, ou bien rester dans la ligne historique et garder le socle d'action passées de l'UDF en acceptant le maintient d'une ligne bleue ?
Êtes vous partagés entre vous, ou bien le blog présent UDF, dans le cas d'une reconduction des lieutenants des statuts du mouvement, disparaîtera ?
Je m'interroge.